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Les multiples évolutions architecturales du pont

Elargi à la fin du XVIIe siècle, le pont prend son aspect actuel comme l’atteste le « plan et élévation pour l’élargissement du pont de Saint-Brès sur la rivière du Bérange sur le grand chemin royal de Montpellier à Nîmes », daté de 1674.

Ce plan dessiné, regard tourné en amont, vers le nord, donne une vue entière de la construction initiale comprenant dix arches et sept niches demi-circulaires. Son imposante longueur donne de la majesté à cet ouvrage. A cette époque, il n’y a pas de garde-corps en fer forgé. Mais la largeur du pont permet à deux charrettes de se croiser. La rivière coule sous deux de ses arches. L’espace plat et dégagé, réservé sous les huit autres arches, permet au flot de s’étaler en cas de crue.

Changement de décor aux XVIIIe – XIXe siècles : le mur d’enceinte clôturant le Parc s’élève dans une propriété privée, des remblais de terre le surélèvent et un petit pont sert de trait d’union entre le Parc et la maison. Les jardins sont réaménagés en aval du Bérange. Côté sud, la vision d’ensemble de cet ouvrage disparaît en raison de la présence des remblais et du Parc. Conséquence : la zone d’expansion du Bérange, permettant au flot impétueux de s’étaler en période de pluies automnales, diminue. Aujourd’hui, sur les dix arches de l’ouvrage initial du pont élevé et élargi au XVIIe siècle, on n’en voit que neuf, la dernière ayant été noyée sous le bitume par les remblais successifs.

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